La capacité d’autofinancement est un ratio essentiel pour le bon fonctionnement de votre entreprise. iPaidThat pourquoi, et comment le calculer.

Après avoir abordé la nécessité d’améliorer la gestion de votre société par le fait de construire un prévisionnel financier lors de la création de son entreprise, la capacité d’autofinancement est un autre terme utilisé très couramment par les expert-comptables et les partenaires financiers. Si vous souhaitez que votre activité perdure dans le temps et que sa situation financière soit idéale, il vous faudra prendre connaissance, comprendre et maîtriser cette notion sur le bout des doigts ! Investir, augmenter son fonds de roulement, rembourser ses emprunts, épargner, ou encore verser des dividendes à ses actionnaires : voici tout ce qu’il faut savoir sur la capacité d’autofinancement et son calcul.

1. Présentation rapide : définition de la capacité d’autofinancement

La capacité d’autofinancement, aussi nommée CAF, est un ratio financier essentiel pour l’entreprise, car il permet de mettre en avant la faculté de celle-ci à financer seule son cycle d’exploitation. Autrement dit, la CAF permet de déterminer la richesse générée par l’entreprise, sa rentabilité.

La capacité d’autofinancement n’est autre que l’excédent de trésorerie correspondant à la différence entre :

  • Les produits encaissés : produits qui génèrent une entrée financière réelle.
  • Les charges décaissées : charges qui produisent une sortie financière (salaires, achats de matières ou de marchandises, impôts, taxes…).

Afin de s’assurer de toujours posséder un seuil de sécurité suffisant, la capacité d’autofinancement requise pour les sociétés doit être égale à :

  • 5 % du chiffre d’affaires pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés,
  • 15 % du chiffre d’affaires pour les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu.

La CAF est donc nécessaire pour financer :

  • Le remboursement des emprunts de l’entreprise, es investissements
  • Les dividendes
  • La rémunération du dirigeant
  • Le paiement de l’impôt sur le revenu
  • Les charges à titre privé

Ce ratio a également un impact important dans la prise de décision des banquiers, notamment lors d’une demande de financement pour les investisseurs. Seules les entreprises dont la capacité d’autofinancement est suffisante pour palier au remboursement des différents emprunts (encours ou à venir) se voient accorder des prêts sans trop de difficultés. Il s’agit, en effet, de l’élément qui prouve votre bonne capacité de remboursement.

Ainsi, pour satisfaire les banquiers,
la CAF doit être au minimum
deux fois supérieure au montant du capital des emprunts
que l’entreprise doit rembourser.

À contrario, une CAF négative pointera en avant l’incapacité de l’entreprise à générer suffisamment de richesses, ce qui est de mauvaise augure pour les établissements bancaires.

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2. Le calcul de la capacité d’autofinancement

La formule de calcul de la CAF peut s’effectuer à partir du résultat de l’exercice ou des Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG). Découvrons tout de suite ces différentes formules :

  • À partir du résultat de l’exercice :

CAF (Capacité d’Auto-Financement)
=
Résultat net comptable

Autres produits non-encaissables (reprises d’exploitation, financière et exceptionnelle)

Produits de cession d’éléments d’actif
+
Autres charges non décaissables (dotations d’exploitation, financière, exceptionnelle)
+
Valeur nette comptable d’éléments d’actifs cédés

Quote-part des subventions d’investissement

  • À partir des Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) :

CAF
=
EBE
+
Transferts de charges d’exploitation
+
Autres produits encaissables

Autres charges décaissables
+
Impôt sur les bénéfices

Participation des salariés

3. Son utilité pour votre entreprise

La capacité d’autofinancement est l’élément qui permet aux entreprises de prévoir les financements additionnels nécessaires pour faire face à l’ensemble de ses besoins d’investissement.
Une bonne capacité d’autofinancement présente de nombreux avantages :

  • Elle favorise l’indépendance de l’entreprise par rapport aux financeurs externes (pas ou peu de contraintes liées aux établissements financiers),
  • Elle permet d’éviter le surcoût des financements externes,
  • Elle offre de la souplesse en matière de capacité de financement, synonyme d’une meilleure sécurité,
  • Elle détient une réelle capacité d’investissement, de réaction et d’adaptation,
  • Elle offre le maintien des programmes d’investissement utiles au bon développement de l’activité,
  • Elle permet d’optimiser les ressources financières de l’entreprise en limitant les charges financières,
  • Elle met en avant une image positive auprès des actionnaires.

Ainsi, pour améliorer la capacité d’autofinancement d’une entreprise, il convient de mener plusieurs actions pour réduire les charges et augmenter les entrées d’argent. Pour ce faire, il peut être judicieux de travailler sur ces quelques points :

  • Augmenter ses prix de vente,
  • Améliorer ses marges commerciales,
  • Lancer de nouveaux produits dont la rentabilité est plus importante,
  • Diminuer ses coûts fixes,
  • Réduire le coût de ses endettements.

Pour conclure, les entreprises qui bénéficient d’une bonne capacité, un bon taux d’autofinancement, bien calculé ont entre les mains une plus grande liberté financière. Si à la lecture de ces quelques lignes, vous estimez que votre CAF est négative et que des actions doivent être rapidement mises en place pour redresser la barre de votre navire, n’hésitez pas à solliciter une analyse financière d’un expert-comptable. C’est en maîtrisant parfaitement l’autofinancement de votre entreprise que vous serez en mesure d’accroître votre indépendance financière, de gérer vos flux de trésorerie, générer davantage de profits et de renforcer votre image de dirigeant(e). C’est la base de toute bonne gestion d’entreprise.

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