mardi, mars 31, 2020

Journée internationale des droits des femmes: portraits #5

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Journée internationale des droits des femmes: portraits #5

Pour le dernier article de la semaine, nous avons rendez-vous avec Anne-Sophie, directrice générale d’iPaidThat. Elle nous éclaire sur la situation des femmes et les raisons sous-jacentes qui sont à l’origine de ces inégalités.

Anne-sophie iPaidThat
COO audacieuse et expérimentée

Quel a été ton parcours ?

A l’origine, je viens d’une formation de droit. Je me suis ensuite spécialisée dans la gestion de fortune. Face à l’essor du digital, j’ai décidé de me tourner vers le e-commerce. Après plusieurs aventures entrepreneuriales fructueuses, j’ai fini par rejoindre iPaidThat. Avec du recul, je me rend compte que ce choix n’a rien d’anodin. En effet, en officiant dans une fintech, j’allie plusieurs compétences que j’ai déjà convoquées dans le passé.

Quel constat fais-tu sur le respect des droits des femmes dans le monde professionnel ?

Le constat est évident: il y a moins de femmes que d’hommes à des postes clés, et cette différence est significative. Selon moi, ces inégalités sont dues à un facteur qui est perçu comme un handicap: la maternité et ce qu’elle implique.

On parle souvent des discriminations liées à la grossesse lors du recrutement d’une femme, mais c’est la maternité en-elle même qui effraie. Les femmes doivent souvent gérer plusieurs choses de front, surtout quand elles ont une famille. Quand un investisseur ou un recruteur cherche à confier un rôle important, ces facteurs le poussent à mettre les femmes de coté. C’est l’une des raisons pour lesquelles, à poste égale, un homme sera bien souvent préféré à une femme. Mes collègues en ont parlé et je le répète, les différences de salaire sont aussi une conséquence honteuse de ces préjugés.

Chez iPaidThat, on m’a accordé une très grande liberté de décision et d’exécution depuis le début. Après avoir été « Responsable Marketing », je chapeaute maintenant toute la partie opérationnelle de la boîte. Une femme « Directrice Générale » dans une fintech, c’est assez rare pour être remarqué !

Tu penses que les choses vont s’arranger ?

Oui, les choses changent et je le remarque au quotidien. Nous participons à beaucoup de salons et l’évolution est visible. Les femmes sont de plus en plus présentes à des postes importants.

Plus globalement, toutes ces individualités qui se sont battus pour gagner leurs places commencent à se structurer. Des organisations comme Women in Tech ou Women in Fintech font un bon travail.

En ce qui concerne la manière de percevoir les femmes, il faut éduquer les esprits et faire changer les mentalités. L’éducation des futures générations est primordiale. Depuis que j’occupe le poste de manager j’essaye de faire ma part. Sans mettre les hommes à part, j’essaye de m’entourer de jeunes femmes talentueuses et de les aider à évoluer.

Un bon manager ne devrait jamais faire de la rétention de connaissances, l’idée est plutôt de transmettre son savoir. J’aimerais pouvoir aider toutes les femmes avec lesquelles je travaille à franchir des paliers. Je sais qu’elles reprendront le flambeau et qu’elles occuperont les postes clés de demain.


Le 8 mars prochain, la Journée internationale des droits des femmes nous rappellera que l’égalité est le combat de tous.

Raphael Alapini
Raphael Alapini
J'ai toujours aimé manier la langue française. Après avoir obtenu un baccalauréat littéraire et une licence de Lettres Modernes et Communication en Sorbonne, j'ai intégré un master Marketing et "Brand Content" dans une école de publicité. Depuis septembre, je mets à profit mes compétences littéraires en qualité de Content manager en alternance chez iPaidThat. Pour me contacter, vous pouvez utiliser cette adresse mail : raphael@ipaidthat.io. 01 86 65 19 43

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